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PERIFEERIQUES  FAIT  ESCALE  A  AQUIN

Après une étape à Jacmel en décembre 2013, "Périféeriques 3" fait escale à Aquin dans le cadre du Festival "Destination Aquin" les 17, 18, 19 avril 2014. Conçue sous forme d'exposition internationale en plein air, Périféeriques 3 donne carte blanche aux mêmes créateurs internationaux et haïtiens sur la Place d'Armes d'Aquin pour réfléchir ensemble aux problématiques de l’art dans l’espace public. Comment redonner à l'espace public toute sa dimension de "bien commun" ?  A partir de photographies, de vidéo et d’installations urbaines, cette exposition collective nous permet d'envisager d'autres terrains propices à de nouveaux imaginaires, de réfléchir à de nouvelles manières de faire ensemble, d'ouvrir de nouveaux horizons.  Une occasion pour les habitants de la ville et ceux qui ne l'ont pas visité en décembre 2013 sur la Place Toussaint Louverture à Jacmel, de découvrir l'exposition. L’accès est gratuit.
THOMAS OUELLET-FREDERICK  | CONVERSATION AVEC VOUS
Le numérique ouvre de plus en plus le champ des possibles et les rapports humains en sont bouleversés. Nos sociétés contemporaines sont contraintes d'aller vers une économie collaborative et une culture du partage. Encore faut-il pouvoir s'approprier ces technologies en vue d'une transformation sociale pour œuvrer à l'intelligence collective et rendre effective la démocratisation culturelle. Ce sont des enjeux réels de société dans le contexte haïtien. En prélude à la 2ème édition des Chantiers Numériques prévue pour aout 2014 ayant pour thème l'open source et la culture libre, nous invitons créateurs, passionnés de multimédia et tout public intéressé à une conversation avec Thomas Ouellet Fredericks, artiste en arts numériques et enseignant à l'Université du Québec au Canada. Cette rencontre sous forme de conversation se tient le lundi 14 avril 2014 à 17h à l'AEJ (École Atelier de Jacmel), partenaire des Chantiers Numériques de 2013. Entrée libre et gratuite.
LA CREATION AU TEMPS DU CARNAVAL
Par Giscard Bouchotte
En tant que performance collective et série de happenings dans l'espace public, le carnaval est un fait contemporain qui nous préoccupe. S'inscrivant dans une longue tradition de transmission des mythes qui l'alimente, le carnaval regorge de réponses sur la liberté, le détournement, le corps, les tabous qu'il pourrait apporter sur la société au-delà de sa durée.  Les enjeux économiques n'en sont pas moindres. Haïti alloue quelque 1% de son budget national à la culture, celui du carnaval reste la première ligne de dépense du Ministère de la culture et de la communication, rivalisant ses frais de fonctionnement ! Pendant cette période, la primauté du collectif sur l'individualisme des citoyens et celle de leur liberté d'expression font réfléchir sur ce que devrait être l'exercice de la démocratie toute l'année en Haïti. Pour aller plus loin ...
PERIFEERIQUES # 3, WE ARE OPEN FOR DREAMING
Par Giscard Bouchotte
Nous avons le plaisir d’annoncer l'organisation de "Périféeriques" du 14 au 29 décembre 2013 à Jacmel, en Haïti. "Périféeriques" invite des créateurs d'horizons différents et de plusieurs disciplines à réfléchir ensemble aux problématiques d’un territoire. Cette fois, celles-ci concernent la considération de l'espace public comme espace en commun. Répartis sur 12 containers sur la place centrale de la ville, à partir de photographies, vidéo, performances et installations urbaines, 12 créateurs internationaux et haïtiens vont ouvrir une parenthèse de rêve sur la ville. Périféeriques explore de nouveaux espaces d'accès aux oeuvres, en privilégiant des espaces-temps où artistes et citoyens apprennent à faire ensemble. Une occasion d'envisager des terrains propices à de nouveaux imaginaires pour trouver des solutions communes aux problèmes complexes de notre quotidien. Dans un pays "open for business", où l'horizon néolibéral passe pour une solution incontournable, Périféeriques veut encourager des initiatives inattendues, via des supports et un discours nouveaux. Pour montrer qu'il y a d'autres manières de penser le monde et de le représenter. Ce projet est soutenu par la Fondation Prince Claus Fund et FOKAL. Pour aller plus loin
UNE VILLE D'APRES LES UTOPIES
Par Giscard Bouchotte
Chaque ville ou chaque portion de ville doit satisfaire d'abord ses habitants. Tout projet de ville fait appel aux valeurs, aux esthétiques d'une société, au-delà des considérations financières qui sont pourtant essentielles. Si on considère le quartier historique de Jacmel comme cette portion de ville et "Destination Jacmel" comme le projet, les investissements consentis, par l’amélioration attendue sur la "balance des paiements" peuvent avoir un impact positif. Mais il n'y a pas que la balance des paiements dans la vie. Ceux qui habitent la ville ont aussi des désirs d'autant plus que l'état des lieux des infrastructures de base est terriblement inquiétant. Pour aller plus loin
LE NUMERIQUE DANS LE CONTEXTE DE L'ART CONTEMPORAIN HAITIEN
Par Giscard Bouchotte
Dès les années 70, les pratiques artistiques impliquant les outils technologiques envahissent la sphère de l’art contemporain international. Il s’agissait pour les créateurs de montrer des oeuvres qui associent les outils informatiques et/ou multimédia. Toutefois si ces nouvelles pratiques artistiques gagnaient du terrain au niveau international, les créateurs des pays du “sud économique” qui font appel aux nouvelles technologies pour leur création sont rares. Dans la Caraïbe, les créations multimédia restent encore minoritaires. David Gumbs fait partie des pionniers en matière de video interactive. En Haïti, il faut attendre les années 2000 pour découvrir le travail de l’artiste multimédia, Maksaens Denis, récemment commissaire du 100% numérique (Fondation AfricAméricA). Maksaens Denis reste l'un des rares artistes contemporains en Haïti dont le numérique est au centre de la démarche, ayant plusieurs Biennales prestigieuses à son actif dont la Biennale de la Havane et celle de Venise. Pour aller plus loin….
CULTURES NUMERIQUES CONTEMPORAINES EN HAITI
Après avoir  lancé le projet des Ateliers Photographiques avec David Damoison et Henry Roy en 2011, ateliers qui auront révélé l’expression de plusieurs jeunes artistes de Port-au-Prince et de Jacmel, nous lançons Les Chantiers Numériques du 12 août au 12 septembre 2013, avec comme temps fort un Master Class Multimédia de 3 semaines conduit par David Gumbs, plasticien et enseignant au Campus Caraïbéen des Arts de Fort-de-France en Martinique. Dans le cadre de cette initiative, plusieurs rencontres professionnelles sont prévues sous forme de conférences, de débats et de de projection de vidéo d’artistes avec des intervenants spécialistes de la question du numérique et du net art, dont David Gumbs lui-même, Dominique Malaquais (Afrique du Sud) et Maksaens Denis (Haïti). Une exposition autour du travail de David Gumbs est également prévue à Jacmel. Ce projet bénéficie du soutien de l'Institut Français Paris et de l'AEJ/AECID en Haïti. Demandez le programme complet ici
APPEL A CANDIDATURE POUR UN MASTER CLASS MULTIMEDIA

Du 12 au 31 août 2013, David Gumbs, plasticien vivant en Martinique et enseignant au Campus Caraibéen des Arts de Fort-de-France conduira un Master Class multimédia à Jacmel. Dix participants seront sélectionnés sur dossier (Lettre de motivation, cv et visuels de travail antécédent s'il y a lieu), pour trois semaines de formation et d’échanges dans le cadre des Chantiers Numériques. Ce Master Class qui se déroulera dans les locaux de l'Ecole-Atelier (AECID) a pour objectif d'initier les participants à la conception et à la réalisation interactive du Net Art. Les participants doivent être des jeunes de 18 à 30 ans ayant déjà une pratique artistique. Les candidatures sont reçues uniquement par courriel au plus tard le 30 juillet, à adresser à info@chantiersdusud.org. Seuls les candidats présélectionnés par le formateur seront contactés pour  les modalités de  sélection définitive. Télécharger la fiche de candidature

VENISE: PRESENCE / ABSENCE
Par Giscard Bouchotte

On évoque souvent les chiffres vertigineux de la Biennale de Venise (plus de 4500 oeuvres exposées, 88 Pavillons nationaux), la Biennale c'est aussi des présences inattendues et des absences notoires. L'Angola et la Côte d'Ivoire présentent leur premier Pavillon cette année : le premier reçoit un Lion d'or pour l'exposition "Luanda, Encyclopedic city". Le deuxième à peine mentionné dans la presse avec l'exposition "Des traces et des signes" (notre photo). Il y a deux ans, Haïti et le Zimbabwe présentaient en même temps leur premier Pavillon. Le Zimbabwe récidive cette année (avec le même commissaire), Haïti rejoint le lot des absents. L'Afrique du Sud, après des années d'absence jusqu'en 2011, a failli rater l'occasion. Il faudrait écrire une chronique sur ces présences/absences à la Biennale de Venise et probablement continuer à questionner la pertinence de tous ces pavillons nationaux, dans un monde où de plus en plus de créateurs souhaitent qu'on les considère comme tel et non comme des ambassadeurs de tel ou tel pays. Dix pays présentent un Pavillon cette année pour la première fois, l'Angola, Bahamas, Barhain, Côte d’Ivoire, Kosovo, Koweit, Maldives, Paraguay, Tuvalu, et le Vatican. Lesquels seront encore présents en 2015 ?

ELOGE DU COSMOPOLITISME I LE MONDE COMME ROYAUME
Par Giscard Bouchotte

Un certain chauvinisme étroit réduit la culture de plus en plus aux traditions, une sorte de nostalgie éternelle du tout-va, sans voir ce qui advient. Et si l'Art proposait autre chose ? La pratique artistique n'est pas seulement production d'artefacts. Il est aussi occasion de rencontres, de débats, un espace d'échanges où s'expérimente la complexité du monde. Notre devenir s'envisage dans la multi appartenance culturelle et l'hybridité. L'art, c'est l'art d'aller au-delà des frontières nationales. Les nouveaux défis qui surgissent dans le cadre de la mondialisation eux se moquent de territoires et de frontières: le terrorisme mondial, la régulation juridique d'internet, les risques de pandémies, les questions environnementales. Ces enjeux dépassent la compétence des États-nations et les solutions résident en une coopération accrue entre des citoyens, quelque soit leur nationalité. "La créolisation du monde, comme dirait Edouard Glissant, est irréversible".

PAYS SANS CHAPEAU
Par
Dany Laferrière

"Ce qui frappe d’abord, c’est cette odeur. La ville pue. Plus d’un million de gens vivent dans une sorte de vase (ce mélange de boue noire, de détritus et de cadavres d’animaux). Tout cela sous un ciel torride. La sueur. On pisse partout, hommes et bêtes. Les égouts à ciel ouvert. Les gens crachent par terre, presque sur le pied du voisin. L’odeur à Port-au-Prince est devenue si puissante qu’elle élimine tous les autres parfums individuels. Toute tentative personnelle devient impossible dans ces conditions. La lutte est par trop inégale". Extrait de Pays sans chapeau, Paris, Le serpent à plumes, 1999)

[archives]

 

DIGITAL PROJECT ROOM

a gallery dedicated to new media
and performing arts



© Thomas Ouellet Fredericks, Extrait de portfolio, 2014

Thomas Ouellet Fredericks est un artiste en arts numériques depuis onze ans. Il travaille avec le son, l’image, l’interactivité, des cochons, des coquerelles, des homards, des poissons rouges et des divans émotifs. Il est surtout motivé par le plaisir de créer et de partager ses connaissances. Enseignant à l’UQAM, il a contribué au développement de plusieurs outils open source dont Arduino, Processing, Pure Data et Wiring. Il a aussi rédigé beaucoup de matériel pédagogique en français qui peut être consulté en ligne gratuitement et utilisé par d’autres enseignants pour leurs cours. Il est membre de Perte de Signal, un centre d’artistes montréalais dont le mandat est de promouvoir le renforcement et le rayonnement des arts numériques et l’innovation artistique liée à la technologie. Portfolio avec vidéos complètes ici


CIRCULATION INTERNATIONALE DE
HAITI ROYAUME DE CE MONDE



Dans le cadre de l'édition 2011 de "La Nuit des Musées", le Musée du Quai Branly a sollicité Chantiers du Sud pour conçevoir une soirée sous le thème "Etonnante Haïti" Lancée en 2005 par le ministère de la Culture et de la Communication, cette manifestation fédère chaque années tous les publics lors d’une nocturne exceptionnelle. "Nous sommes un peuple qui donne" est un projet ambitieux et original sous forme de performances individuelles et collectives et des textes sur corps pour 40000m2 de Musée. Une carte blanche à toutes les expressions artistiques (musique, films, danse, vidéo, spectacle vivant, installation, textes) Voir la programmation en ligne.

Voir la performance, sérigraphies sur corps au Plateau des collections
Performances individuelles et collectives
Voir les photos des performances individuelles et collectives





 

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